Les Français et le végétal

24 septembre 2017 Pas (encore) de commentaires... Par Ghislaine

L’enquête IFOP/Lesieur, présentée par l’Observatoire des Cuisines Populaires et menée au printemps 2017, s’est penchée sur la place du végétal dans l’alimentation des Français. Et le moins qu’on puisse dire est que les intentions de nos concitoyens sont loin de la réalité.

Quatre vingt dix neuf pourcent des sondés sont des consommateurs de végétaux : 98% des Français déclarent consommer des fruits ou des légumes, et 95% des légumes secs. La consommation déclarée de végétaux est ressentie à la hausse pour 41%  des Français ces deux dernières années, avec une proportion légèrement plus forte de légumes (52% des sondés déclarent avoir augmenté leur consommation) que de fruits (49%). En revanche, seulement 4% des Français déclare avoir diminué leur consommation de végétaux.

Cette étude souligne les bonnes intentions des Français pour les produits végétaux : 50% déclarent que leur consommation va augmenter dans les prochaines années, 46% qu’elle va se maintenir et seulement 4% pensent qu’elle va diminuer. L’alimentation “flexitarienne”, qui inclut la viande de façon occasionnelle, est la plus populaire avec 9% de personnes qui déclarent suivre ce type d’alimentation et 19% qui essayent (on peut d’ailleurs se demander quelle différence il y a entre les deux sous type de population). Les végétariens arrivent en deuxième avec 4% d’adeptes et 9% qui essayent, et les “sans lactose” sont 3% et 10% tentent d’y parvenir.

Les principaux freins identifiés à la consommation de produits végétaux sont le prix (24%), la présence de pesticides (21%), la préférence pour la viande (17%), les difficultés de conservation (17%) ou l’absence de plaisir à la dégustation (14%). Les principales raisons de les consommer sont l’équilibre alimentaire pour 52%, la variété de l’alimentation pour 45%, le fait qu’on peut en consommer tous les jours pour 44% et leurs apports en minéraux et en vitamines pour 42%. Au global, les raisons avancées pour la non consommation (du domaine du goût/plaisir pour 39%, de la santé pour 31% et de la cuisine pour 10%) sont de même nature que celles justifiant la consommation (67% goût/plaisir, 72% santé et 48% cuisine).

Les consommateurs de végétaux avancent également des motivations de développement durable (plus naturels, bons pour l’environnement, confiance…). L’absence de souffrance des animaux est un élément de motivation pour 22% des personnes qui ont augmenté leur consommation.

Cette étude sur la perception des végétaux dans l’alimentation est à mettre en parallèle avec la récente enquête CCAF menée par le CREDOC en 2016 : la consommation de fruits et légumes, dans les faits, régresse. Elle est passée de 31% en 2010 à 25% en 2016, et la part des petits consommateurs (moins de 3,5 portions par jour) a augmenté de 8% pour atteindre 54% en 2016. Ces chiffres ont été confirmés par l’étude INCA 3.

Les Français ont bien du mal à faire de leurs intentions une réalité dans l’assiette…

Source :

Site de l’Observatoire des Cuisines Populaires

Ce billet est une adaptation d’un article paru dans les Cahiers de Nutrition et de Diététique

 

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